Sœur Pascal Emmanuel, éducatrice

//Sœur Pascal Emmanuel, éducatrice

Sœur Pascal Emmanuel, éducatrice

Pensionnaires, éducatrice ou éducateur, maîtresse de maison, ils ont témoigné avec sensibilité, avec leurs mots, de la vie et du quotidien au château de Vertcœur.

Sœur Pascal Emmanuel est arrivée à la Fondation il y a vingt quatre ans. Cette éducatrice de formation, qui a “toujours été attirée par les personnes handicapées” a aujourd’hui soixante-cinq ans. Elle réside au château de Vertcœur depuis dix mois maintenant, dans une charmante maison située dans le parc, en bas de la propriété. Le matin, elle voit parfois des biches, qui s’aventurent chez elle, à quelques mètres de son petit potager.
Elle se sent bien ici, en pleine nature, dans ce cadre qui respire la sérénité et situé tout près de là où logent les pensionnaires, auxquelles elle est extrêmement attachée. Elle aime aussi le côté très familial qui règne à la Fondation.
Sœur Emmanuel est peut-être celle qui connaît le mieux les pensionnaires aujourd’hui.
Elle parle d’elles avec tendresse et lucidité : “Les résidantes sont arrivées alors qu’elles avaient quatorze ans. Elles en ont fait, des bêtises. Si vous saviez comme elles ont pu faire courir les sœurs ! Elles cachaient par exemple de la nourriture dans les gouttières. On les poursuivaient dans les couloirs et dès que l’on arrivait devant leurs chambres, elles nous claquaient la porte au nez !”. C’est l’un des souvenirs qui font toujours rire sœur Emmanuel.

“Après la guerre, ajoute-t—elle, où il n’y avait pas vraiment grand chose, les pensionnaires étaient très bien habillées et avaient toutes, par exemple un manteau de flanelle. Toute la cuisine était alors sur place et il y avait un verger et un potager. C’était dur, mais elles ont fait de belles choses. À l’époque, en revanche, on n’avait pas pensé à ce qui se passerait lorsqu’elle deviendraient âgées. La plupart d’entre elles ne savent pas exprimer ce qu’elles sont dans leur être. Aujourd’hui, je les aide à trouver les mots, je tente de les soulager car à moi, elles me disent ce qui leur arrive. Elles ne se rendent pas compte que la vieillesse entraîne une souffrance.”

Pour les pensionnaires, sœur Emmanuel est en effet avant tout une amie, une confidente. “Les résidantes qui ont connu l’époque où les sœurs vivaient au château jour et nuit sont toujours en demande. Ce qui n’est pas le cas des autre, qui sont passées par d’autres foyers ou en CAT (Centre d’aide par le travail). Avec les pensionnaires, sœur Emmanuel sort, va voir des films, part en voyage. D’ailleurs, elle rentre tout juste d’un transfert à Dinard.
Elle est aussi, bien sûr, leur guide spirituel. “Le mercredi matin, il y a un moment de partage autour de l’Evangile où on réfléchit à la parole de Dieu. Puis je déjeune avec le groupe des 4 Saisons et nous allons à la messe à 14 heures. L’après-midi, nous organisons des activités manuelles. Le jeudi, entre 17 et 18 heures, je participe avec les pensionnaires au temps de l’Adoration, puis je déjeune avec l’un des groupes. Le vendredi, il ne se passe rien d’exceptionnel, mais je reste auprès des deux groupes les plus handicapés. J’aide et (ou) remplace les éducateurs.”

Elle est particulièrement fière de quatre des pensionnaires, consacrées par l’évêque et qui ont un désir profond d’accompagnement spirituel. “Elles prient matin et soir toutes seules. Elles entraînent les autres à vivre leur vie spirituelle. Tous les soirs, elles quittent la télé à 20h20 pour aller prier. Personne ne le leur demande. C’est formidable, non ?”.

 

Ce témoignage est extrait du livre “Les Deux Vies du château de Vertcœur”, écrit par le président de la Fondation, François Lemasson, la vice-présidente, Anne de Laroullière, petite-fille d’Yvonne et de Charles de Gaulle, et Dominique Julien-Labruyère, l’un des arrière-petits-neveux de Pauline de Lapérouse et du comte René Philipon.

Le livre est disponible au prix de 28 € reversé à la Fondation Anne de Gaulle :

  • À la Fondation Anne-de-Gaulle, château de Vertcœur à Milon-la-Chapelle.
  • Au château de Breteuil, à Choisel.
  • Au Petit Casino de la Grande Place, à Cernay-la-Ville.
  • À la jardinerie de Chevreuse.
  • Ou en adressant ce bon de commande à la Fondation.
2018-07-17T11:39:40+00:00 mardi 17 juillet 2018|Actualité du foyer de vie de Vertcoeur|